Le 6 août 2026, le Centre national de transfusion sanguine (CNTS) a lancé un appel urgent : ses réfrigérateurs contenaient 63 poches, dont 50 déjà réservées à des patients identifiés. Il n'en restait que 13 pour les urgences, les accidents et les hémorragies, selon Le Soleil. Un signal fort dans un pays qui manque de sang de façon structurelle.
Voici les chiffres du CNTS, les règles de base pour donner à Dakar et la façon dont une entreprise ou une association peut organiser une collecte. Ce guide est informatif : l'éligibilité est décidée par l'équipe médicale du centre, jamais par un article.
Un déficit chiffré : ce que dit le CNTS
Dans un entretien repris par Le Soleil le 18 juillet 2026, le directeur du CNTS, le Dr Daouda Seck, donne les repères suivants :
- besoin estimé : environ 186 000 poches par an, selon la norme de l'OMS (environ 1 % de la population) ;
- collecte 2024 : 136 347 poches sur l'ensemble du territoire ;
- déficit : environ 50 000 poches ; le CNTS couvre près de 73 % des besoins, avec un taux de don de 7,3 pour 1 000 habitants contre une cible de 10 pour 1 000 ;
- donneurs réguliers (au moins deux dons par an) : environ 24 500 personnes, soit à peine 18 % des collectes ;
- groupes les plus recherchés : les groupes O, et surtout le O négatif, dit « donneur universel ».
Pour atteindre le seuil de 10 dons pour 1 000 habitants, le Sénégal doit mobiliser entre 50 000 et 55 000 dons supplémentaires, a précisé le directeur à l'APS en juin 2026. Il annonce aussi la transformation du CNTS en agence nationale du sang et la montée en puissance de centres régionaux de transfusion : Kaolack a été inauguré en décembre 2025, Matam et Louga doivent suivre.
Qui peut donner et comment ça se passe
Le don de sang est un acte volontaire, bénévole et non rémunéré. Dans un reportage de Senego, le médecin de collecte du CNTS, El Hadj Fallou Thioune, rappelle les règles de base : dormir suffisamment la veille, prendre un repas avant de venir, peser au moins 50 kg et être âgé de 18 à 59 ans ; au-delà de 60 ans, on peut arrêter de donner. Il ajoute qu'une poche peut sauver jusqu'à trois personnes.
Le CNTS se trouve à Dakar, à proximité de l'hôpital Fann, selon un reportage du Soleil. Il dispose aussi d'un laboratoire d'analyses médicales et d'un service d'hématologie. Avant le prélèvement, l'équipe médicale vérifie votre éligibilité ; le sang prélevé est ensuite testé : groupe sanguin, dépistage du VIH, des hépatites B et C et de la syphilis, d'après le CNTS cité par Le Soleil en juin 2025.
Un traitement en cours, une maladie, une grossesse, un doute sur votre état de santé : parlez-en au médecin du centre ou à votre médecin traitant, qui seul peut dire si vous pouvez donner. En cas d'urgence médicale, gardez à portée de main les numéros d'urgence au Sénégal.
Organiser une collecte avec votre entreprise ou votre association
Le CNTS organise régulièrement des collectes sur l'ensemble du territoire. L'Industrie des boissons du Sénégal en offre un exemple : la 6e journée de don de sang organisée avec le CNTS à Diamniadio a permis de recueillir 105 poches, d'après Senego. Une entreprise, une école, une association ou un quartier peuvent s'en inspirer : contactez le CNTS par ses canaux officiels pour convenir de la date, du lieu et des modalités, et prévenez vos équipes à l'avance.
Côté santé au quotidien, l'accès aux soins passe aussi par la couverture santé : notre guide sur la couverture maladie universelle et les mutuelles explique comment s'inscrire. Et pour trouver un établissement près de chez vous, parcourez l'annuaire des hôpitaux et cliniques ou notre conseil pour trouver une pharmacie de garde à Dakar.
Questions fréquentes
Où donner son sang à Dakar ?
Au CNTS, situé à proximité de l'hôpital Fann, ou lors des collectes organisées avec le CNTS par des entreprises, des associations ou des établissements. Le centre diffuse ses alertes sur ses plateformes de communication : suivez-les pour connaître les besoins du moment.
Le don de sang est-il payant ou rémunéré ?
Non. Le CNTS rappelle que le don de sang est un acte volontaire, bénévole et non rémunéré.
Combien de vies une poche peut-elle sauver ?
Jusqu'à trois personnes, selon le médecin de collecte du CNTS interrogé par Senego. Les produits sanguins servent aux victimes d'accidents, aux femmes qui font une hémorragie à l'accouchement, aux personnes atteintes de maladies du sang comme la drépanocytose, et aux patients opérés.
En résumé : le Sénégal manque d'environ 50 000 poches par an et chaque donneur régulier compte. Vous êtes une clinique, un laboratoire d'analyses ou un cabinet médical à Dakar ou en région ? Présentez votre structure aux patients sur Senlocal et créez votre fiche gratuite.


